Mo et le ruban rouge est un spectacle GRAND FORMAT à venir voir en famille,

d’abord sous la forme d’une déambulation, un parcours dans la ville,

puis en fixe sur une vaste esplanade.

durée : 75 minutes

Il y a eu la photographie d’Alan Kurdi, retrouvé mort sur une plage de Turquie. On pouvait penser qu’il dormait, qu’il allait se réveiller. Il y a eu le démantèlement de la jungle à Calais, et la découverte de nombreux mineurs isolés. Des enfants. Dans le monde, des dizaines de millions d’enfants sont actuellement réfugiés ou déplacés. 300.000 d’entre-eux marchent sans leurs familles, animés par l’espoir de plus de sécurité et de liberté. Ils fuient le Soudan, l’Erythrée, le Myanmar, la Syrie, l’Afghanistan, la Centrafrique, le Burundi … Ils fuient les violences, les mauvais traitements, la faim et la maladie, ils fuient la mort. Il y a aussi les recherches de Boris Cyrulnik sur la résilience : accéder à un nouveau développement après avoir vécu un traumatisme. Il y a eu la naissance de mon fils. Tout s’est mélangé.

Benoît Mousserion

Mo et le Ruban Rouge met en jeu de très grandes marionnettes, des objets animés et des scénographies évolutives. Sans parole, l’histoire se raconte en gestes et en musique, en mouvement dans les rues et sur les places, par le dialogue du jeune garçon avec le monde qui l’entoure. Les espaces de jeu deviennent le support d’une écriture marionnettique graphique et sonore, pensée pour un large public.

Le spectacle évoque le récit d’un enfant séparé de sa famille, son parcours fantasmé vers une nouvelle vie. Mo est blotti sur lui-même. On entend le son des vagues aller et venir. Il tient un paquet cadeau défraichi entre ses bras. Il dort. Il rêve les rires, les voix des personnes de sa famille, la fête pour son anniversaire, son cadeau, puis l’explosion, les cris, la panique. Des gens l’emmènent, l’absence. Le jeune garçon se réveille seul. Il porte un gilet de sauvetage. Il n’y a rien autour de lui, plus rien, que son paquet. Mais le cadeau s’échappe, déployant un long ruban rouge. L’enfant court à sa poursuite, donnant lieu à une quête dans la ville.

Nous imaginons un spectacle joyeux, enfantin, ludique, sensible et poétique. Le ruban entoure le cadeau, puis se déploie, se transforme. Il devient l’élément central des scénographies animées qui dialogueront avec le jeune garçon, avec les espaces, et avec le public. Notre parcours sera jalonné d’épreuves, mais aussi de rencontres étonnantes.

AINSI VA LE MONDE DE L’ENFANT BLESSÉ :

FACE À LA MORT, IL CONSERVE UN LAMBEAU DE BONHEUR QUI LUI PERMET DE DÉPASSER L’ATROCITÉ DU MOMENT.

Boris Cyrulnik

Nous ne racontons pas des histoires de géants, nous zoomons sur des personnages d’aujourd’hui. C’est l’effet du zoom qui rend nos marionnettes aussi grandes. Il faut nourrir notre mémoire commune de poésie, c’est ce qui anime notre travail d’écriture. Nous mettons en jeu des marionnettes géantes. Avec elles nous racontons des histoires qui abordent des thèmes contemporains.

Ce spectacle est une grande forme, en partie déambulatoire. Nous ressentons un enjeu important, aujourd’hui peut-être encore plus qu’avant, à proposer un grand format. Nous voulons affirmer notre besoin commun d’expression de nos libertés dans l’espace public. Répondre au rétrécissement par un désir accru d’ouverture. Parce qu’il est bien question de cela : le rétrécissement des espaces collectifs de liberté accompagne, c’est évident, le rétrécissement des esprits.

Un grand format est une invitation adressée au plus grand nombre. Nous ne nous satisfaisons pas d’images impactantes ou du gigantisme de nos personnages. Nous défendons l’idée que, encore plus pour un grand format, la forme doit servir un propos poétique engagé. C’est le sens de notre travail et l’ambition de ce spectacle.

Nous pensons les rues et les places comme un espace de jeu pour lequel nous écrivons, puis avec lequel nous devrons composer ensuite lors de chaque représentation. Tout est écrit. Rien n’est figé.

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